Décarbonation de l’économie nationale: comment Bank Of Africa apporte sa pierre à l’édifice

Décarbonation de l’économie nationale: comment Bank Of Africa apporte sa pierre à l’édifice

Le parti pris de la Banque panafricaine pour le verdissement de l’économie à l’échelle nationale et au niveau international est conforté par une kyrielle d’actions concrètes.

Après le franc succès du Programme Morseff lancé en 2015, BOA a poursuivi son soutien financier envers les entreprises par la signature d’une nouvelle convention avec la BERD.

 

Par M. Diao

L’ urgence climatique pour le monde et le Maroc en particulier ne fait aucun doute. Du fait du réchauffement climatique causé par l’émission massive de gaz à effet serre, la sécheresse est plus récurrente et allongée. Ce qui, pour le Royaume, a des conséquences néfastes sur la pluviométrie et la disponibilité des eaux conventionnelles. Une telle situation place le Maroc dans une situation de stress hydrique qui commande une réponse nationale à la hauteur des enjeux inhérents au manque d’eau.

Au-delà de la dimension environnementale, la décarbonation industrielle est érigée de plus en plus en un critère de compétitivité majeur. Pour preuve, l’UE, premier marché d’exportation du Maroc, mettra en place la taxe carbone à ses frontières dès l’année prochaine. Une telle disposition pourrait affecter bon nombre de branches d’activité du tissu industriel qui expédient la plus grande partie de leurs produits dédiés à l’export sur le Vieux continent. Tout cela confère une grande importance à la rencontre organisée récemment par Bank Of Africa (BOA) sous l’égide du ministère de l’Industrie et du Commerce, sous le thème  : «Décarbonation, levier de compétitivité pour l’entreprise marocaine».

 

Un leadership qui ne date pas d’aujourd’hui

«Notre groupe s’est engagé dès 2008 dans la finance durable en mettant en place un système de gestion environnementale et sociale lui permettant d’assumer un leadership dans le domaine de la responsabilité sociale de l’entreprise», souligne en substance Othman Benjelloun, PDG de Bank Of Africa, dont la présence a rehaussé indubitablement l’événement, qui a réuni tous les acteurs majeurs de l’écosystème de l’économie verte. Dans le même ordre d’idées, il convient de préciser que le parti pris de la Banque panafricaine pour le verdissement de l’économie à l’échelle nationale et au niveau international est conforté par une kyrielle d’actions. Citons l’adhésion aux Principes internationaux de l’Equateur, un référentiel du secteur financier pour la détermination, l'évaluation et la gestion des risques environnementaux et sociaux des projets.

Le groupe bancaire continental a également souscrit au Pacte mondial des Nations unies. L’initiative onusienne est la plus importante au monde en matière de développement durable des entreprises. Sur le plan opérationnel, rappelons qu’après le franc succès du Programme Morseff lancé en 2015, BOA a poursuivi son soutien financier envers les entreprises par la signature d’une nouvelle convention avec la BERD portant sur une ligne de financement dans le cadre du Programme GEEF II. Cette initiative a permis à la banque de mettre en place une solution clef en main dénommée «Cap Energie». Cette dernière permet, entre autres, le financement de l’acquisition d’équipements ou la modernisation d’unités de production par l’intégration de technologies vertes. En clair, Cap Energie comprend le financement, l’assistance technique et une subvention à l’investissement.

 

La fenêtre d’opportunités s’élargit

Parmi les autres temps forts de la rencontre, il y a lieu de citer la signature de deux conventions entre BOA et le Cluster EnR et l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE). Les trois partenaires conjugueront ainsi leurs efforts pour œuvrer à la stratégie bas carbone, adoptée par le Royaume comme axe clef du nouveau modèle de développement (NMD) et un puissant levier de compétitivité des entreprises.

«Nous avons une opportunité exceptionnelle d’éliminer sur les marchés européen et américain nos concurrents dont les économies sont moins décarbonées que la nôtre et dont le potentiel de décarbonation est moindre que celui du Maroc», soutient Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce. Et d’ajouter : «La proximité avec l’un des plus grands marchés du monde, notamment l’UE, qui mettra en place la taxe carbone en 2023, fait que les industriels marocains qui utiliseront de l’énergie décarbonée pourront produire à l’avenir moins cher que maintenant», explique le ministre, qui n’a pas manqué d’évoquer la flambée des prix des combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon). Ryad Mezzour a aussi rappelé l’une des plus grandes ambitions du Maroc qui est celle de constituer l’une des bases industrielles décarbonées les plus compétitives du monde.

 

 

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