Inscrivez-vous à Notre NewsLetter


×

Camps de Tindouf, la cocotte-minute

Vendredi 10 Mai 2019 - Par Finances News

 

La dernière résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies conforte les acquis du Maroc.

L’initiative d’autonomie est la seule solution viable.

Vent de révolte dans les camps de Tindouf.

 

Par D.W

 

La répétition est pédagogique. Peut-être qu’à force de leur dire que la solution au différend régional sur le Sahara marocain doit être, comme l’évoque le Conseil de sécurité,  «politique, réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis», l’Algérie et son compère le polisario finiront enfin par l’intégrer. Ils l’ont d’ailleurs certainement compris, mais ils ne peuvent l’admettre dès lors que les paramètres cités ci-dessus sont parfaitement en ligne avec la position marocaine.

Aujourd’hui, ce qui dérange tant les ennemis du Royaume, c’est que la posture et la démarche adoptées par le Maroc sont soutenues par la communauté internationale, quand eux sont soit rappelés à l’ordre, soit appelés à davantage s’impliquer pour trouver une solution à ce conflit artificiel.

La résolution 2468 sur le Sahara, adoptée le 30 avril par le Conseil de sécurité des Nations unies, s’inscrit dans cette lignée. Les différentes parties impliquées y sont nommément identifiées, dont notamment l’Algérie. Et, ce à titre, «le Conseil de sécurité reconnait, de ce fait, qu’une implication forte, continue et constructive de l’Algérie est nécessaire pour mettre un terme à ce différend régional qui n’a que trop duré», a fait savoir le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération économique, Nasser Bourita, suite à l’adoption de cette résolution. Laquelle conforte tous les acquis engrangés par le Royaume dans les précédentes résolutions, notamment «la prééminence de l’initiative d’autonomie et l’impératif du recensement de la population des camps de Tindouf en Algérie», indique Bourita.

De même, la résolution réitère l’injonction faite au «polisario» de respecter le cessez-le-feu, cette organisation ayant pris l’engagement envers l’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara de se retirer de Guergarate et de s’abstenir de toute action déstabilisatrice à Bir-Lahlou et Tifariti.

Actuellement, n’en déplaise aux ennemis de l’intégrité territoriale, l’initiative d’autonomie est la seule solution qui est en phase avec les résolutions du Conseil de sécurité. Et c’est pourquoi elle est jugée sérieuse et crédible par la communauté internationale.

Par contre, toute référence au «référendum» et à «l’indépendance», comme aiment le faire les séparatistes, est une fuite en avant, une façon insidieuse de faire perdurer ce conflit.

 

Un vent frais sur Tindouf

Dans les camps de Tindouf, le polisario est dans sa zone de confort. Entre brimades des populations, privation de leurs droits, trafics de toutes sortes, il s’y autorise toutes les dérives depuis des décennies.

Au point qu’aujourd’hui un vent particulièrement frais circule entre les séparatistes et les populations, excédées par tant d’oppression. Ces camps vont-ils se muer en une véritable cocotte-minute ? En tout cas, les habitants multiplient de plus en plus les manifestations de protestations, bravant cette organisation fantomatique et sapant son autorité, la contraignant à déployer chars et blindés pour garder le contrôle au sein des camps. Camps où l’Algérie s’oppose bec et ongles à l’enregistrement des populations, en violation des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2011 et du droit international humanitaire.

«Les camps de Tindouf sont les seuls dans le monde où ni les Nations unies, ni aucune agence onusienne ne sait combien de personnes y vivent. Nous continuerons toujours à demander qu’il y ait un enregistrement», a notamment déclaré l’Ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, à l'occasion du séminaire du Comité des 24 (C24) de l’Assemblée générale de l'ONU, pour les Caraïbes, tenu à Grenade du 2 au 4 mai courant.

Mais cet enregistrement, les séparatistes n’y consentiront jamais. Car ce serait une manière de garantir la protection des réfugiés, quantifier leurs besoins humanitaires et mettre en œuvre des solutions durables. Surtout, il permettra de s’assurer que l’aide fournie par les donateurs parvienne réellement aux populations des camps. Or, tout le monde sait bien que les aides humanitaires destinées aux populations de Tindouf sont justement régulièrement détournées par le polisario. Les ONG n’ont eu cesse de dénoncer ces détournements. ◆

 

Partage RéSEAUX SOCIAUX