Pratiques mafieuses

Edito finances news hebdo

Par Fatima Ouriaghli, Directrice de publication de Finances News Hebdo


 

La politique douteuse de l’Iran l’isole de plus en plus de la scène internationale. Et l’acte fort posé par le Maroc, à travers la rupture des relations diplomatiques avec ce pays en mai dernier, est, tant s’en faut, un bel avertissement à tous ces roublards qui tentent sournoisement de porter atteinte à son intégrité territoriale.

Cette question s’est d’ailleurs invitée, mardi, à la 9ème réunion du Comité du Quatuor arabe au siège de la Ligue arabe au Caire, en marge de la 150ème session du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères.

Le Comité, composé des ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite et du Royaume de Bahreïn, ainsi que du secrétaire général de la Ligue des États arabes, a entre autres dénoncé «la tentative de l’Iran pour armer et entraîner des éléments pour porter atteinte à la sécurité et la stabilité du Maroc».

Téhéran et son allié, le mouvement Hezbollah, lequel apporte son soutien militaire au polisario, doivent savoir que notre intégrité territoriale ne peut souffrir d’aucun compromis. Tout le monde le sait. Et la communauté internationale adhère parfaitement à la posture du Maroc sur ce sujet. Et ce, d’autant que le polisario n’a plus aucune forme de crédibilité sur la scène internationale, se signalant surtout par les pratiques mafieuses des séparatistes. Pratiques qui visent surtout à instaurer l’instabilité et semer l’insécurité dans la région.

Il semble utile de le rappeler de temps à autre, cette organisation ne se contente plus de séquestrer les populations de Tindouf, encore moins de détourner les aides humanitaires. Elle fait dans la concussion et le trafic d’armes et est impliquée dans des actes terroristes dans la région sahélo-saharienne, comme l’a déjà dénoncé le rapport Project Safte.

Et tout récemment encore, des acteurs académiques et associatifs latino américains, s’appuyant sur un rapport du Centre international des études sur le terrorisme (ICTS), ont affirmé que les camps de Tindouf sont devenus un «terrain fertile» pour les recruteurs d'Al-Qaida et les trafiquants de tous bords. Autant de raisons qui justifient que les séparatistes s’emploient à entretenir ce conflit artificiel. Par tous les moyens. ■

 

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