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Jeudi 17 Mai 2018 - Par Finances News

Malaise

 

Il y a comme un sentiment de malaise indescriptible qui plane sur le Royaume depuis quelque temps. Et il est particulièrement vivace depuis la campagne de boycott de quelques marques lancée sur les réseaux sociaux il y a près d’un mois.

La prise de hauteur, nécessaire dans ce genre de situation, amène à se demander si ce boycott n’est pas plutôt l’expression populaire d’un malaise social beaucoup plus profond. Nous sommes tentés de le croire. Et ce, au regard des amalgames qui sont faits ici et là, aux mauvaises interprétations et parfois même aux déductions dangereuses qui émanent de certains esprits qui se disent intelligents.

Oui, il y a bien malaise. Pesant. Qu’on ne peut cependant nommer. Et qui semble être exprimé à travers une frustration sociale fourretout, où se mêlent politique, business, gouvernance, vie privée…

Dans ce contexte, la parole de nos gouvernants est inaudible. Voire même discréditée. Au point que toute tentative de communication suscite des réactions épidermiques, pour ne pas dire virulentes, si elle n’est pas sortie de son contexte pour être mal interprétée. Et se murer dans le mutisme prête tout autant foi aux rumeurs les plus incongrues, qui se propagent opportunément et tel un virus sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui d’ailleurs, les politiques, avec en tête le chef de gouvernement, Saad Eddine El Othmani, ne savent plus sur quel pied danser et quelle posture adopter. Encore moins comment aborder, avec le bon discours, ce malaise social rampant. Et les récentes sorties du chef de gouvernement ont davantage suscité des critiques qu’elles n’ont contribué à pacifier les intelligences rebelles.

Mais, convenons-en, dans ce tableau, tout n’est pas aussi sombre. Nos campagnes sont arrosées, les investisseurs étrangers ont confiance en ce Maroc qui se modernise et l’économie nationale génère de la richesse, même si la croissance n’est pas encore suffisamment robuste pour infléchir de façon durable le taux de chômage.

Mieux encore, le Maroc jouit d’une stabilité politique qui fait envie à maints autres pays de la région. Et qui fait, sans aucun doute, l’une de ses principales forces.

Tout n’est pas parfait. Il y a bien des choses qui sont perfectibles. Et cela se fera avec le temps, sous l’impulsion du Souverain. En attendant, réjouissons-nous de vivre dans… le plus beau pays au monde. En espérant qu’en ce début de Ramadan, les cœurs vont s’apaiser. ■

 

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