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Vendredi 21 Avril 2017 - Par financenews

La voix Off d’El Othmani

On l’a attendu pendant longtemps. Maintenant c’est fait. Quelques semaines après la constitution du nouveau gouvernement, Saad Eddine El Othmani a passé son grand oral, hier, devant le Parlement. Sa voix a résonné dans l’hémicycle, dans un silence assourdissant. Le Chef de gouvernement a décliné sa déclaration de politique générale et obtenu, sans surprise, le vote de confiance des députés. Plus clairement, El Othmani et son équipe ont d’ores et déjà carte blanche pour se mettre au boulot, suivant une feuille de route claire, aux contours bien définis.

Comme l’on s’y attendait aussi, le contenu de la déclaration gouvernementale ne recèle aucune grande nouveauté majeure. On savait déjà, en effet, que ce gouvernement ne s’inscrirait pas en rupture par rapport au précédent. Cela, pour deux raisons : d’abord, c’est le même parti politique, le PJD notamment, qui est aux manettes. Ensuite, il y a un certain nombre de chantiers structurels qui ont été entamés et qui devront être impérativement bouclés.

D’ailleurs, il n’est pas étonnant de constater que, pour maintenir la continuité de l’action publique, certains gros ministères qui ont mis en branle des chantiers stratégiques, n’ont pas changé de titulaire. C’est le cas notamment de l’Economie et des Finances, de l’Agriculture et de la Pêche, ou encore de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique.

Et au-delà de la poursuite des réformes attendues (système de retraite, compensation…), il s’agira surtout d’accélérer le processus de transformation de l’économie dans l’optique de générer une croissance forte, mais surtout durable, à même de permettre de résorber le taux de chômage endémique.

On le sait néanmoins, la déclaration gouvernementale reste une déclaration d’intention. L’intention de bien faire. L’intention de répondre aux attentes et aspirations des citoyens marocains. Décliner toutes ces bonnes intentions en pratique est néanmoins une autre paire de manche, quand on convoque notamment l’histoire qui a précédé la formation de cette majorité gouvernementale. Elle est née dans la douleur, au terme de tractations multiples et à la suite du «débarquement» de celui qui, à l’origine, était chargé de la constituer : Benkirane, pour ne pas le citer.

Maintenant, l’enjeu est de savoir si une coalition aussi hétéroclite arrivera à mener à bien les affaires du Royaume sans cacophonie. Nous en jugerons. En tout cas, quelles que soient les dissensions futures, la nouvelle équipe ne doit pas oublier, que ce 19 avril 2017, elle a pris un engagement contractuel devant tout le peuple marocain. ■

 

 

 

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